mardi 24 juin 2014

Gbagbo sort un brûlot contre la « Françafrique », Sarkozy et Hollande



Le journal français, le point a publié hier les bonnes feuilles du prochain livre de Laurent Gbagbo «pour la vérité et la justice» qui sera sur le marché le 26 juin prochain. Selon le confrère dont nous publions intégralement le papier, ce livre déménage.
ChIrac a besoin d’argent. C’était en 2001, je pense. Villepin et Robert Bourgi m’ont demandé de cracher au bassinet pour l’élection de 2002 en France. Nous étions au voltaire, un restaurant qui est sur le quai du même nom, près de la documentation française (près du domicile privé de Jacques Chirac, ndlr). C’était le prix pour avoir la paix. j’ai eu une entrevue avec Chirac, tout s’est très bien passé, il m’a raccompagné, il était très amical et il m’a dit en me tapant sur l’épaule, sur le perron : je ne suis pas un ingrat. »
je ne suis pas fier de cet épisode mais je pensais y gagner la marge de manœuvre nécessaire pour avancer vers nos objectifs. On me l’a reproché en disant que c’était la preuve de mon double langage, que je m’appuyais sur le néocolonialisme pour le critiquer. Comme si on pouvait toujours répondre à des partenaires aussi puissants, sans employer la ruse et la diplomatie. on m’a mis dès le début en situation de crise et d’urgences permanentes. Au moins, ils ne sont jamais revenus à la charge. je n’aurais pas accepté. Ils le savaient. Cela n’a pas amélioré nos relations. Plus tard, Chirac a dit que je l’avais « manqué… » Les 18 et 19 septembre 2002, j’étais en voyage officiel à Rome. À peine arrivé, qui je vois à l’hôtel ? Robert Bourgi.
Bien sûr, j’ai trouvé la coïncidence curieuse et, pour tout dire, ça ne pouvait pas en être une. nous avons dîné ensemble (…) Je suis rentré à l’hôtel. Vers 3 ou 4 heures du matin-il était 2 h à Abidjan- j’ai été informé par un coup de fil de l’attaque militaire massive déclenchée dans tout le pays. je décide de rentrer immédiatement. Robert Bourgi apparaît en ce moment et insiste : « passe à Paris voir ton grand-frère (Chirac). » sur le moment, j’ai pensé à tous ces chefs d’État, en Afrique, qui étaient partis en voyage et n’avaient jamais pu rentrer (…) je ne suis pas allé à Paris voir Chirac. je suis rentré à Abidjan.
Pour qui se prend Villepin ?
Je suis arrivé le jeudi 23 janvier 2003 par un vol régulier d’Air France : je craignais qu’on tire sur mon avion présidentiel. Tout est toujours possible. Je devais voir Chirac le lendemain à 16h à l’Élysée. Le matin de ce fameux vendredi, on m’a glissé sous la porte de ma chambre à l’hôtel Meurice, le texte des accords de Marcoussis. Bongo était descendu dans le même hôtel pour me travailler au corps. c’était un ami de Ouattara, et le plus fidèle allié de la France depuis la disparition d’Houphouët.
À 11h, je suis parti pour l’Élysée, le monde était déjà paru. je l’ai lu dans la voiture, j’ai découvert qu’ils y donnaient déjà, en page 2, le nom du futur premier ministre, une proche de Ouattara, membre de son parti, le RDR, Henriette Diabaté. Quand nous avons été ensemble, Chirac, Galouzeau et moi, Chirac me dit qu’il tient à ce que Henriette Diabaté soit premier ministre. Merci, je l’avais déjà lu dans le journal ! c’est exactement ça, la Françafrique. j’ai refusé de signer (…) Villepin m’a ainsi clairement signifié le peu de respect qu’il avait pour moi et pour ma fonction.
Villepin, Soro et Ouattara ont repris en choeur la rengaine Henriette Diabaté. On aurait dit une chorale qui avait répété ensemble son concert. J’avais dit à Villepin: « Vous n’écoutez donc même pas votre président ? » Il semblait se prendre un peu pour Jacques Foccart, un peu pour Jacques Chirac, et je me demande s’il ne se croyait pas supérieur se prenant pour Dominique De Villepin.
Une bavure française
À propos du bombardement par l’aviation ivoirienne d’une base militaire français à Bouaké en novembre 2004 qui avait fait neuf morts. La sécurité militaire ne lâchait pas les pilotes d’une semelle, ni le jour ni la nuit. Elle savait combien de bière ils buvaient, où ils sortaient, à quelle heure et avec quelles filles ils rentraient. Des militaires français les côtoyaient, dans les boites de nuit, dans les « maquis » d’Abidjan. Les deux pilotes avaient été filmés et photographiés par les français au retour de leur mission de bombarde (…)
Le ministre de l’intérieur du Togo, François Boko, les fait arrêter. Il les garde dix jours. Il appelle l’ambassade de France, le ministère des affaires étrangères à Paris, le ministère de la justice, pour dire : « nous les tenons à votre disposition. »
Le président Éyadema, qui était très servile vis-à-vis de la France parce qu’il avait besoin de son aide, et de celle de l’Europe, était prêt à tout pour faire plaisir à Chirac. Eh bien ! La France n’en a pas voulu !…Cela prouve bien qu’il s’agit d’une bavure française, et non d’une bavure ivoirienne. Mon explication, c’est qu’il y avait une filière parallèle.
Hollande, le lâcheur, et Sarkozy, l’arrogant
François Hollande, il venait me voir à mon hôtel chaque fois que j’étais à Paris. je n’en ai jamais rien attendu, et je n’en attends rien. Les avocats de Ouattara ici, à La Haye, sont ses amis intimes, jean-Paul Benoît et jean-Pierre Mignard. Ouattara ne les a certainement pas choisis au hasard. Il sait ce que lobbying veut dire… Les socialistes français ont un complexe…ils veulent faire croire qu’ils gouvernent comme la droite. Au début des années 2000, Villepin les a tous manipulés, en leur disant le monstre que j’étais…
Ils ont eu peur d’être éclaboussés, ils m’ont lâché (…). Sarkozy, c’est autre chose. je l’ai rencontré pour la première fois à New York, à l’ONU en 2007. C’est Robert Bourgi qui m’avait suggéré de faire le déplacement, pour voir le nouveau président, après tous les problèmes que j’avais eus avec Chirac. Je n’avais donc aucun à priori négatif. Il a quitté l’ère réservée aux cinq membres du conseil de sécurité dès qu’il m’a vu, et il est venu me serrer la main. « Président, ces élections, vous les faites quand ? (…) La discussion s’est arrêtés là. chez lui, à la place des idées, il y a l’arrogance.
rumeursdabidjan.net

lundi 23 juin 2014

Mais qui donc arrêtera « la république des Faye-Sall, Timbo, Gassama et Cie » ?



Depuis le regrettable soir du 25 mars 2012, les sénégalais ont désenchanté massivement, pour avoir élu par  inadvertance active,  un médiocre passé maître  dans l’art des coups tordus et des escroqueries les plus gigantesques de toute  l’histoire politico-financière du Sénégal à  nos jours. On ne récolte que l’on sème.
Sommes-nous haïs pour n’être gouvernés que par des médiocres de l’engeance maçonnique, des oligarchies financières internationales  maléfiques de la démocratie mondialiste de l’arbitraire et de la tyrannie ?
En lieu et  place d’une vraie rupture de l’éthique et de l’équité, s’installe, alors, à petit feu «  la république corrompue des Faye-Sall, Timbo, Gassama et Cie ». 
Le spectacle surréaliste  permanent continue, sans que rien ne puisse  l’arrêter pour l’instant. Macky sall  est-il vraiment donc  l’homme  de  la providence dans ce pays ? Mon œil !  Et la commémoration du 6 juin 1944, date de l’anniversaire du débarquement américain dans lequel les africains sacrifiés, qui furent incontestablement les catalyseurs de la libération  de la France vichyste, tombée des griffes du fascisme outrageant, demeurent les éternels oubliés au mépris de la conscience humaine. A-t-il pipé mot sur la question ?
Mais qui donc arrêtera «  la république des Faye-Sall, Timbo, Gassama et Cie ? » Ça suffit,  halte ! Que se lèvent donc les sentinelles sénégalaises pour mettre fin aux insultes des nouveaux milliardaires des noirceurs « takh rip ».
 Hier, très nécessiteux et  classés dans le peloton de la misère absolue, ces gens-là, qui tiraient le diable par la queue, sont subitement  si riches par le miracle d’un baroque escroc de basse facture, niché au plus haut sommet de l’Etat du Sénégal.
Aussi extraordinairement que cela puisse paraitre, dans ce pays étrange et à la renverse, les nouveaux riches de l’abondance insolente des Faye-Sall, Timbo, Gassama et Cie, s’accaparent sans coup férir de tous les postes stratégiques de  la république des caïds et des voyous,  en tête de laquelle  l’inimitable  chef des délinquants de la haute finance internationale, en l’occurrence, Macky, l’homme des médailles obscures est estampillé sous la qualité  d’arnaqueur nègre de service, multimilliardaire, autoproclamé le chantre de la rupture des mystifications hors-pairs de classe exceptionnelle,  et dont le moins que l’on puisse dire,  apparaît, aux yeux des sénégalais, bien éclairés, comme étant le fil conducteur  étrange de la nouvelle génération  bénie des nouveaux francs-maçons   inconditionnels  encapuchonnés.
 Et Marième Faye dans tout cela ?
Ce qui est insolite dans cette affaire rocambolesque, c’est que Marième Faye, qui a signé la séparation des biens avec son mari, dispose aussi d’un patrimoine immobilier  aussi gigantesque. Contrairement à ce qu’elle affiche publiquement, elle diligente tout, malgré les apparences.
La première dame du haut de son piédestal, semble-t-il, est la propriétaire exclusive de la permanence de l’apr.
Pire, pour une première dame au poste symbolique, elle occupe étonnamment au dixième étage de l’immeuble Tamaro le bureau de karim wade, l’ancien super ministre d’Etat du ciel et de la terre. A quelle fin ?
Et la Fondation "Servir le Sénégal", l’autre scandale gigantesque, parmi  tant d’autres et à l’infini ? D’où viennent donc ces milliards, sortis des ténèbres ? 
Marième Faye crée sa fondation « Servir le Sénégal » pour se servir elle-même et servir politiquement son mari, alors qu’aucune disposition de la constitution ne prévoit nullement une telle posture.  
Une telle structure qui offre  la bagatelle de  600 millions de francs CFA aux femmes APR à St louis est une véritable escroquerie.  
La fondation bidon, « Servir le Sénégal », une grosse arnaque. Aussi extraordinaire que cela puisse paraître, elle est exclusivement gérée par la première dame, Marième Faye et son propre frère, Daouda Faye, responsable de la communication et des relations extérieures. Incontestablement, la terminologie laisse apparaître une opacité manifeste, qui en dit long sur cet embrouillamini mystificateur, hautement toxique. Quelles relations extérieures ? Peut-on parler de transparence dans ces conditions ?  Cela nous paraît totalement décousu et nébuleux au regard de la morale. D’où viennent donc ces milliards  sortis de terre ? Motus et bouche cousue. Allez savoir !« Je suis le président de la républiques, je nomme qui je veux ». Il y’a lieu de s’interroger sur l’éthique d’un communautarisme politico-ethnique.
Macky Sall, l’homme au slogan stérile et emphatique « la bonne gouvernance », correspond à l’image d’Epinal, est devenu, étrangement; le socle de la prétendue rupture de pacotille, de connivence avec la complicité de son épouse, en l’occurrence, Marième Faye, l’arbre qui cache la forêt, « la vice-présidente officieuse de la république », dont l’apparence de façade ne trompe plus personne, malgré l’affichage erroné qu’elle montre sur la scène publique, se sucre allégrement sur le dos des deniers publics à travers sa structure bidon, bancale, cet égout des fonds politiques de la puanteur suffocante- « Servir le Sénégal », pour se servir elle-même, sous le parrainage effectif de son propre mari, président de la république et Secrétaire de l’apr. La rupture, mon œil !
 Que dire donc de  l’abondance servile, convertie en sarabande d’un conformisme ambiant en lieu et place des vrais patriotes, se métamorphose « en doungourous »  captifs?  Circulez, il n’y a rien à voir !
Macky Sall fait-il preuve de patriotisme actif ? il est mal placé pour parler de nationalisme patriotique ou de civisme, pour quelqu’un qui s’est bien enrichi miraculeusement,  alors qu’il use de sa posture  et utilise la force publique pour traquer et  réduire au silence des adversaires de taille avec qui il a gouverné pendant 8 ans,   ce qui lui a permis d’amasser des milliards de francs de CFA dans des conditions totalement sombres. C’est le voleur qui crie au voleur. Mais le clou, c’est que  l’Etat accusateur par manque de méthodes de travail, ne peut donner  aucunement des preuves matérielles aux principaux accusés, sauf  à distiller des insinuations, des conjectures indignes et des déclarations à l’emporte pièce. On est où ?
Et Macky Sall, l’éternel collectionneur de  villas de luxe sorties à la pelle, qui se donne complaisamment une sainteté de façade avec  son château tape l’œil  nommé Safari Villa à Mbour, qu’aucun visiteur dans la ville ne peut rater.
De quand date donc cette maison achetée à crédit à Houston, sans compter l’immobilier à la pelle, y compris le ranch à Saly [Mbour], contigu à celui de  l’ex maître des lieux ?
Macky gouverne, les ennuis commencent donc maintenant ! Il ne suffit pas de déclarer un patrimoine abondant, il faut le justifier pour être crédible, ce qui n’est pas le cas, aujourd’hui.
Rupture de la bonne gouvernance, transparence, efficacité, efficience ? La réalité contraste avec le discours à tambour battant, totalement inflationniste.
 Selon une certaine presse bien renseignée sur la question, qui n’est jamais démentie, Macky Sall déclare avoir 60% des parts sociales dans la "Bilbassy", Société Civile Immobilière Familiale (SCI) et 70% des parts sociales de la société "M3 Consult Sarl", société à responsabilité limitée (SARL). Ces deux structures, précisons-le, n’a d’autres actionnaires que Monsieur et Madame Sall. La société "M3 Consult Sarl", selon la déclaration de Macky Sall, «a fait l’objet d’une suspension d’activité et mise en sommeil aux termes d’un procès verbal des délibérations de l’Assemblée générale extraordinaire en date à Dakar du 11 avril 2012».

Le chef de l’Etat revendique, également, un parc de trente cinq (35) véhicules divers, sans compter que son épouse, Mme Marième Faye, avec qui il est marié sous le régime de la séparation des biens, est propriétaire de deux villas à Sacré-Cœur 3 et Comico III. Rien que pour la valeur estimé du coût de ses villas sises à Dakar, Niague, Saly et Fatick, nous avoisinons le milliard avec ce chiffre faramineux de 951.520.312 Fcfa.
Qu’attend donc l’illuminé procureur spécial, Alioune Ndao pour s’autosaisir sur ce dossier totalement ténébreux ?
Y’a-t-il une dualité au plus haut sommet de «  l’Etat-APR » ? Les langues se délient. Et pour cause.
Elle gère les « dossiers lourds », disait-elle récemment.
Il y’a le président de la république et sa vice-présidente officieuse, déclarée : il se susurre que Marième Faye nomme et gomme qui elle veut au palais. Elle fait ce qu’elle veut,  quand elle veut,  comme elle veut. Elle sévit partout et se mêle de tout, mais des minables conseillers recrutés pour les basses besognes, sont chargés de tout nier en bloc comme si nous sommes amnésiques. Certaines indiscrétions rapportent même qu’elle dispose de papiers officiels vierges des services de  la présidence de la république  avec le cachet authentique du maître des lieux. Vrai ou faux ? La question se pose. Tout est permis.
C’est cela la face cachée de la rupture des leurres. Si non, comment comprendre que les frères de sang de la première dame soient tous nommés à des fonctions de haute facture, comme si dans le reste du pays, il y’a un  manque  chronique  de compétences. Visiblement, les nominations de ces gens-là  contrastent parfaitement   avec  leurs compétences et expériences déboutonnées, farfelues.
En sus des rétributions et des placements arbitraires, tous veulent être des maires, alors qu’hier, ils étaient totalement inconnus de l’échiquier politique. Les incongruités à n’en plus finir constituent une foutaise et un comble du comble.
Hier, les journalistes très loquaces  et la société civile dénonçaient sans retenue aucune, la tyrannie supposée du régime d’Abdoulaye Wade. Mais silence radio d’une certaine presse de carpe qui fait  profil bas  sur des  pires méthodes fascistes de la république ethnique de Macky Sall.
Une curiosité qui en dit long sur les pratiques plus que douteuses de ceux qui se proclament complaisamment  une virginité de façade. Quoique l’on puisse dire, nous sommes bien dans la république des Faye-Sall, Timbo, Gassama et Cie. Mais jusqu’à quand ?
 Il est temps que les tripes patriotiques de la fibre d’honneur fassent jouer pleinement leur partition pour mettre fin à l’hégémonie d’un groupuscule  ethnique  des hors-la-loi, que  sont ces désolants paresseux, nichés au plus haut sommet de l’Etat et qui se donnent une respectabilité apparente.
Le combat continue !
Ahmadou Diop



mardi 19 mars 2013

Place maintenant « au couple mythique de la bonté pure, ce don du ciel ! »


Pour commencer, un petit cours d’histoire. La traque des biens mal acquis n’est qu’une étape salutaire, pour opérer une véritable rupture dans la stricte neutralité, l’éthique et l’équité, sans parti pris, mais ne peut être en aucun cas,  un programme permanent de campagne électorale. Apparemment, il n’en démord pas telle une huître sur son rocher et continue de nous emberlificoter dans sa trajectoire totalement obliquée, pour gruger les citoyens qui l’avaient élu à défaut et par dépit. Il est toujours le Secrétaire général de son propre parti. Un conflit d’intérêts manifestes.

Rien ne sert de courir, il faut partir à point. « Jangul tari ay fenla »- nul ne peut  s’arroger le droit du savoir, s’il n’a pas acquis les  dispositions nécessaires. Cette métaphore correspond à l’image du chantre présumé de la bonne gouvernance. Une grosse supercherie. Le couple magique bien aimé, est dans nos cœurs, le sauveur de la patrie, l’inimitable cheval de Troie, le mastodonte par excellence, l’archétype marron, invincible, plus rapide que la vitesse de la lumière et du son réunie. Quel emblème ? Un pays, un régime  aux allures staliniennes à petits feux dans les esprits phagocytés. Soviétisation des esprits à plein régime ?  Tenez-vous bien ! Le mot n’est pas de trop, tant s’en faut. Plus qu’un héros, place maintenant au couple mythique : «  de la bonté pure, ce don du ciel ! ». « S’il n’existait pas, dieu l’aurait sûrement inventé pour nous ». 

«  Le dieu de Fatick » veille sur nous. Comme sa doublure sur les collines des Mamelles, il chasse l’obscurantisme et apporte sa lumière éternelle. «  Macky n’est pas l’auteur des déclarations indécentes à Paris », «  la première dame s’oppose à la nomination du frère du président de la république «  la magie du couple », « Macky n’est pas au courant de la fermeture des daraas », KARIM convoqué : « Sauvé par un décret de son père ». Contradictions et les incohérences d’un régime qui cherche une porte de sortie. « Le couple en mode jeune », « je suis président de la république, je nomme qui je veux », comme si cela ne suffisait pas, il n’est pas au courant des fichages à l’aéroport international Léopold Sédar. Interrogé sur la question, « il déclarait que c’en était fini ». « On idéalise » une forfaiture d’une magistrature tortueuse, aux histoires carambouilleuses pour lui donner un caractère symbolique. Tous les entrants mouillés jusqu’au cou, sont donc les bienvenus, s’ils «  s’apérisent », s’ils se renient médiocrement jusqu’à la lie, pour massifier un apérisme chroniquement défaillant. L’irrationnel l’emporte sur le rationnel. La qualité importe peu, mais plutôt, la quantité prime sur le reste pour combler une carence cruellement nauséabonde. Il faut exister virtuellement sur la scène médiatique. C’est ça qui compte, après tout. C’est comme l’argent gagné à n’importe quel prix, il n’a pas d’odeur.

Mes chers amis, faites des recherches sur Ho Chi Minh, fondateur du viet Minh et Staline, le dictateur  du régime soviétique, vous verrez que la rhétorique est la même. Il suffit de décrypter la rupture emphatique de la bonne gouvernance, sobre, vertueuse, transparente, efficiente, une terminologie trop longue, suspecte dans son fondement, pour se rendre compte d’un embrouillamini mystificateur, survoltant. Le vocabulaire mute tel un serpent : «  la patrie avant la parti - le rapatriement des biens  spoliés, placés à l’étranger ou le procureur spécial ». Bref, les expressions pompeuses démontrent elles-mêmes  et clairement qu’il s’agit tout simplement d’une mascarade savamment orchestrée.

 

 Reprenons du service et abordons donc ce qu’il est convenu d’appeler  l’acronyme médiatique: « BMA » [biens mal acquis] auquel il faut ajouter les lettres «  KY », pour obtenir un résultat parfait. Suivez notre regard. Et cet autre scandale, il y’a 4 ans, à l’aéroport International Sédar Senghor ?  Comment peut-on pistonner toute une famille entière, des courtisans à la pelle et venir nous tarabiscoter avec une litanie de Taratata verbeuse et creuse d’une prétendue bonne gouvernance, dans un ciel obscurci ? Les sénégalais sont-ils assez désertiques en matière grise, pour se laisser  emberlificoter dans la trajectoire du politiquement incapable, qui se soustrait face à ses responsabilités ?

Qui a été cité dans cette histoire de blanchiment d’argent à l’époque ?  Certains ont-ils donc  la mémoire courte  au point de nous prendre pour des déséquilibrés mentaux que nous ne sommes jamais ? Contrairement aux idées reçues, dans ce pays étrange, Aliou Aïdara Sylla n’est sûrement pas le premier homme politique sénégalais à être accusé de blanchiment d’argent, d’escroquerie, association de malfaiteurs ? Il y en avait bien avant, non? En réalité, c’est une habileté imparable pour éliminer politiquement et financièrement des adversaires coriaces. C’est ce que nous appelons la politique du visible et de l’invisible ou plus exactement la face cachée des accusations bidon.

Vouloir déstabiliser et  culpabiliser  karim wade,  jusqu’à  faire croire qu’il aurait des avoirs et contrôlerait les aéroports  dans les pays cités, cela révèle le caractère incroyable d’une machination excessive. Décidément, karim est un hercule exceptionnel pour amasser une telle fortune en  moins de 12 ans. C’est un non sens.

 Mais  qui pourrait vraiment croire à ces balourdises grossières, incroyables et indignes ? Et la procédure utilisée contre affaire Aliou Aïdara Sylla, présumé coupable de blanchiment d’argent, d’escroquerie, association de malfaiteurs, relève du modus operandi obsolète, avec en arrière plan, des règlements de compte. Ce n’est donc pas nouveau. La même ritournelle continue aujourd’hui ! Ceux qui y croient, sont, soit crédules, soit de mauvaise foi. C’est une simple vue de l’esprit.

Malheureusement, on fait du bruit pour  rien, pour nous servir éternellement un hors d’œuvre avarié, dans l’espoir de nous embarbouiller scandaleusement, d’ici l’extension du soleil et de la lune. Un marché de dupes. La bonne marmite se sent par son odeur, dit un adage de chez nous. « Le Yata yimbé » d’un roitelet cagoulé à demi-teinte, le symbole clinquant, revigoré, triomphaliste, régente la démocratie apparentée à la tyrannie.

En réalité, il s’agit ici d’une jointure pour se caler au calendrier électoral, pressant du politique envahissant qui dicte sa propre loi, sans que rien ne puisse l’arrêter. Il n’est guère un républicain qu’il prétend être, car les actes qu’il continue de poser prouvent éloquemment le contraire. Pour être clair, le Sénégal : un pays étrange !  De l’indépendance jusqu’à nos jours, le dernier venu est toujours le meilleur, à l’inverse, son devancier est pire. Les vraies sentinelles sont toujours laissées aux vestiaires. On l’a vu avec Cheikh Anta Diop. Les sénégalais ont-ils donc la mémoire courte ou sont-ils ensorcelés par le talisman imparable ? L’incivisme politique est la conséquence de nos déconvenues éternellement programmées.

Dans l’incapacité notoire de résoudre l’éternelle équation du courant électrique des délestages massifs à répétitions, immuables, ce talon d’Achille, surtout la question sociale, oubliée, les submersions récurrentes, surtout la question essentielle de la réduction du mandat présidentiel de 5 ans par un référendum, le pouvoir masque par son écran de fumée, promet plus qu’il n’en fait en réalité, saisit le ballon au vif, change son fusil d’épaule pour se donner bonne conscience.

L’éternelle exposition de la galerie continue donc ! L’esclandre d’une rupture estampillé : « bonne gouvernance », karim wade, auditionné pour Une heure 30, reste libre. Le pds reste toujours «  l’éternel vainqueur » dans ce bras de fer l’opposant au pouvoir. Pour la énième fois, le jour tant attendu, la montagne accouche toujours d’une souris.  Et la venue de Mohamed VI, roi du Maroc  dans tout cela ? Hasard ou coïncidence ? Etrange !

La pathologie décriée, continue de plus belle dans ce pays comme si rien n’était ! Le mal va en pis et tant pis ! Les sinécures de la république en sont sûrement pour quelque chose. Le changement tant souhaité est-il pour maintenant ou rejeté sine die ?

 

Une arme à double tranchant. Amnistier à la fois les coupables et les obliger à se mouler sous l’escarcelle de la nouvelle équipe du moment.

 

La politique de la carotte et du bâton sévit. L’entrisme pluriel nécessairement rentable à la pelle semble être la règle d’or du socle de la démocratie tropicalisée. Le nouveau venu ne manque pas de qualités, sauf des défauts, même s’ils ont existé, il faudra bien les omettre, quitte même à les éviter à tout prix, de façon complaisante pour plaire et à dessein d’être béni par « l’imam » des leurres, tant les superlatifs, les hyperboles, les anaphores chroniques de la démesure sur fond d’adrénaline, dépassent la rationalité de l’entendement. On se croirait sur une autre planète. Peu importe donc. C’est le sauve-qui peut au nom de l’impureté.

 

Aussi extraordinaire que cela puisse paraître, l’éternelle transhumance, ce scandale, surréaliste, relégué au second plan, silencieusement organisé, comme pour faire avaler la pilule mortelle estampillée d’un entrisme magistralement substantiel à chaque magistrature.

L’idolâtrie et le culte de personnage contrastent parfaitement  avec la  logique médiatico-politique, inflationniste. Un comble ! Bizarrement, pour encelluler des indociles qui refusent de transhumer, le commandant en chef dirige lui-même les opérations depuis le palais. L’arrestation musclée, digne des pires méthodes staliniennes, minutieusement préparée d’Aliou Aïdara Sylla  à l’aéroport international Léopold est une remarquable illustration d’un totalitarisme gigantesque. L’image qu’il donne de lui-même  totalement erronée, ne vise qu’à aliéner les esprits. C’est ça l’objectif. La première dame- « est la Marie Antoinette locale »- dirige tout- que l’on nous présente comme une femme simple. Il n’en est rien. C’est une fausse image. Voilà la nature de celui qui nous dirige ! Sur la question de la médiation pénale, l’éternelle cacophonie, il est aussi dédouané, puisqu’il appartient aux courtisans de porter le chapeau.  Troublant, non ? C’est ça le machiavélisme. Voilà les éternelles niaiseries pour garder le pouvoir, en utilisant les services de l’état.

Dés le départ, nous émettions des réserves, puisqu’à nos yeux, les audits audibles  à géométrie variable prenaient une trajectoire obliquée, car les fondamentaux n’étaient nullement honorés dans cette affaire, qui démarrait en trombe avec un taux d’adrénaline démesuré. L’arbitraire prime sur tout, sur fond de rancunes, au nom des rapines politiques. Au nom de la chasse aux sorcières, puisqu’il s’agit de bien de cela. Cela demande de la lucidité. Et l’action du gouvernement doit être nécessairement en osmose avec  l’image qu’il veut donner aux sénégalais. Or, au fur et à mesure que les jours, les mois passent, entre le discours médiatique et la réalité sur le terrain, les Sénégalais se rendent compte qu’il y’a de plus en plus une césure décapante avec la percussion médiatique. Macky « case » sa famille immédiate, ses amis et ses courtisans au cœur de l’état. On ne peut vouloir quelque chose et son contraire avec un slogan à la renverse : «  la patrie avant le parti », cette grosse  arnaque.

Non seulement, l’attente impérieuse n’est jamais entamée, à savoir, entre autres, la demande sociale, les délestages massifs à répétitions, la cherté de la vie, semblent être aux oubliettes, face aux nominations inopportunes, décriées, qui continuent, pour lesquelles le président n’a rien d’autre à dire que de sermonner : « je suis président de la république, je nomme qui je veux ». Les promesses de campagne électorale n’engagent que ceux qui y croient, comme le disait un président.  La  politique est un sacerdoce et non une course de vitesse.  Les fautes politiques se payent toujours cash, surtout lorsqu’elles se juxtaposent maladroitement. La médiation pénale est une faute lourde.

La médiation pénale fait couler beaucoup d’encre et continuer de défrayer la chronique, de façon crescendo.  Il y’a des erreurs manifestes de casting et d’appréciation. Les langues se délient au point que le citoyen est largement édifié sur les méthodes dénigrées. Autrement dit, les mêmes causes reproduisent toujours les mêmes effets. Lorsque l’on fait des audits en âme et conscience et pour la transparence, la neutralité commande la sagesse et non point un parti pris, pour couvrir les uns et châtier les indociles. En réalité, ce gouvernement fait preuve d’un manque notoire de méthode de travail. Il n’est pas à la hauteur. Place maintenant au couple mythique: «  de la bonté pure, ce don du ciel ! »

Le combat continue !

Ahmadou Diop

 

 

mardi 23 octobre 2012

Le Sénégal à l’épreuve de la justice : Béthio Thioune, du statut d’un faussaire à celui d’un martyr.


Béthio Thioune, le faussaire ou le symbole d’un gourou satanique.  IL est impliqué dans plusieurs affaires de détournements d’argent. Pour échapper à la justice, il se réfugie dans le mouridisme.

Un ancien administrateur civil atypique, controversé, né vers les années1938 ;  très futé, comme d’ailleurs, tous les bandits de son espèce, l’escroc notoire, Béthio Thioune, passé maître de l’escroquerie,  pour se créer une posture, l’homme s’infiltre à Touba,  fondé par le vénéré cheikh Ahmadou bamba Mbacké, se convertit au mouridisme et  prêta allégeance à son fils,
Serigne Saliou Mbacké, son guide spirituel, dans l’optique d’assurer une fulgurante promotion  sociale et imprimer sa propre marque d’impunité. Pour rappel, sachant que le nom « béthio », qui veut dire petit pagne, ne peut être prononcé dans le milieu, , il s’autoproclame lui-même serviteur et  ajoute  à  son nom « cheikh » qu’il usurpe pour se remplir les poches et avoir une notoriété. 

Pendant les élections de 2012, arrosé de mallettes, il soutient WADE, son candidat. Sur une population de 13-14 millions, il déclarait 7 millions de disciples. Un délire. Béthio : "Si Wade ne gagne pas l’élection, qu’on ne me fasse plus acte d’allégeance !"
« Le bon criminel»,   qui s’autoproclame « cheikh », est un détenu politique,  n’est pas un citoyen ordinaire, lit-on dans la presse en boucle.

Vouloir  sortir le criminel  par tous les moyens, en habillant le détenu sous le faux manteau que «  Cheikh Béthio Thioune n’est pas un citoyen ordinaire » ; c’est à la fois une insulte pérenne contre la justice dans son fondement, mais le comble, c’est que même les victimes et leurs familles sont niées, sous l’autel d’un mépris le plus total. Autrement dit, « le bon criminel  », c’est celui qui est peint sous des oripeaux victimaires des rosaires et  qui a droit de vie ou de mort sur ses propres sujets,  n’est pas un citoyen ordinaire, à contrario, « le mauvais  criminel » est un citoyen ordinaire, justiciable.
 Quoiqu’on puisse dire, Béthio Thioune et ses complices  sont placés en mandat de dépôt depuis avril 2012 pour association de malfaiteurs, recel de cadavres et infraction aux lois sur les inhumations, meurtre et complicité de meurtre avec acte de barbarie, non dénonciation de crime et détention d’arme sans autorisation administrative préalable. C’est un justiciable comme un autre.
 PS : dans ma contribution sur leral.net « Y a-t-il donc des bons et des mauvais criminels ? », disponible sur internet que je reproduis en fac-similé pour la circonstance, vous pouvez comprendre  aisément pourquoi ? Le délinquant est transféré à rebeuss pour des raisons de sécurité. La 6e épouse de Béthio s’est déguisée en infirmière pour voir son mari.
« Y a-t-il donc des bons et des mauvais criminels ? »
« Le détenu le plus célèbre de la Mac de Thiés ! Un scandale coupable, satanique ! Légitime défense contre Satan !

La 6e épouse de Béthio se déguise en infirmière pour voir son mari. Sommes-nous dans une république des talibés ? Décidément, y a pas photo, le vrai pouvoir n’est pas celui que l’on croit, mais celui des talibés.

Il y a donc deux types de criminels dans un pays à deux têtes :

Il y a la République virtuelle et la République réelle.

Commençons par le « bon criminel » !

Le « bon criminel », d’abord, c’est celui qui s’autoproclame « cheikh », est un détenu privilégié de premier plan que lui confère son rang. Puisqu’il n’est pas dans le même registre que les autres, il est cajolé et béni telle une star comblée pour « son honneur ». Sans contrôle, on lui déroule le tapis rouge à la hauteur de son invincibilité. Il est parfaitement en osmose avec ses convictions sataniques, et à l’aise comme s’il était chez lui, et reçoit librement Une par Une ses femmes à la pelle comme par miracle. Peu importe qu’il ne sache ni lire, ni réciter le moindre verset coranique, ni faire le jeûne, encore moins de faire la prière, puisqu’il en est exonéré sur mesure.

Il est bien élevé, est assuré d’une garantie divine pour entrer directement au paradis, en tant que bienfaiteur. Sur terre, dans sa cellule dorée, il est constamment félicité et dispose de clims, disponibles à tout moment, qui tournent en plein régime et bénéficie notamment de toutes les générosités par sa magie : « ndéwéneul » [dons divers à gogo] et de « déwénati » [qu’il vive le plus longtemps possible ! ]

Enfin le monstre !
Le second, ou plutôt le monstre, est celui, qui n’a droit qu’à l’isolement total de jour comme de nuit. C’est peut être la preuve la plus palpable d’un état de droit d’une république réelle des talibés ! ».
 Bethio Thioune : «  il est urgent de trouver une issue politique ! ».  Pour les avocats de Bethio Thioune : «  une volonté de lui attribuer le statut de détenu politique » pour gommer d’un revers de main sa forfaiture.

Le Sénégal à l’épreuve de la justice : Béthio Thioune, du  statut d’un faussaire  à celui  d’un  martyr. 

 L’affaire Bethio Thioune : «  il est urgent de trouver une issue politique ! ». Cela voudrait  qu’on tienne orbi, urbi à lui attribuer le statut de détenu politique pour le faire sortir d’affaire un culot tout de même grotesque. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que ses avocats tentent de couvrir le brigand, quitte même à emprunter toutes les stupidités.  Y a-t-il donc «  des bons et des mauvais criminels » ?

Affaire Béthio Thioune : un acteur de premier plan, maître enchanteur, détrousseur  de toute l’histoire du terrorisme religieux du Sénégal, excellant dans l’art du grand banditisme à grande échelle, représenté par son seigneur Béthio Thioune, l’escroc notoirement ennemi public n°1, considéré comme étant le principal commanditaire direct du double meurtre au village qu’il baptise pompeusement sous le nom de « Médinatoul SaLam» avec la complicité d’une bande de malfrats écervelés. De quelque motif que ce soit, la libération incroyable  du  meurtrier, escroc, le plus effroyable, donnerait la preuve irréfutable qu’il y a lieu de séparer «  le mauvais  contre le bon criminel ».  Vouloir  sortir le criminel  par tous les moyens, en habillant le coupable sous le faux manteau que «  Cheikh Béthio Thioune n’est pas un citoyen ordinaire » ; c’est à la fois une insulte pérenne contre la justice dans son fondement, mais le comble, c’est que même les victimes et leurs familles sont niées, sous l’autel d’un mépris le plus total. Autrement dit, « le bon criminel  », c’est celui qui est peint sous des oripeaux victimaires des rosaires et  qui a droit de vie ou de mort sur ses propres sujets,  n’est pas un citoyen ordinaire, à contrario, « le mauvais  criminel » est un citoyen ordinaire, justiciable.
 L’affaire Béthio Thioune relève d’une entreprise éloquemment terroriste et non celle  d’un simple problème politique pour déculpabiliser le principal commanditaire direct du double meurtre au village de keur Samba Laobé, à la seule fin de lui accorder des circonstances atténuantes, immorales par la ruse. Un raccourci inacceptable pour exonérer un voyou pris la main dans le sac.

 Assimiler le délinquant notoire, mis hors d’état de nuire et vouloir faire de lui un détenu politique, c’est assurer non seulement  la promotion de l’impunité, mais c’est aussi souiller la mémoire des victimes et de leurs familles. Si d’aventure, demain, compte tenu des conclusions  établies par les lourdes charges corroborées par des preuves matérielles à l’encontre de Béthio Thioune, Abdoulaye Diouf, Serigne Khadim Seck, Mamadou Hanne, Alassane Ndiaye, Samba Ngom, Mame Balla Diouf, Demba Kébé, Mamadou Guèye, Aziz Mbacké Ndour, Pape Ndiaye, Moussa Dièye, Aliou Diallo, Al Demba Diallo, Momar Talla Diop, Samba Fall, Mouhamed Sène, Adama Sow, Cheikh Faye, Aly Diouf et Serigne Saliou Barro ; lesquels ont été confiés au juge d’instruction du premier cabinet de Thiès, Abdoulaye Assane Thioune, qui les a inculpés depuis le 26 avril 2012 pour association de malfaiteurs, recel de cadavres et infraction aux lois sur les inhumations, meurtre et complicité de meurtre avec acte de barbarie, non dénonciation de crime et détention d’arme sans autorisation administrative préalable, dans l’hypothèse où la justice se compromettra,  commettrait donc  l’impensable imprudence de  l’irréparable,  à violer délibérément de facto les droits des victimes pour libérer le chef suprême de la secte satanique,  ce serait assurément le sacrilège le plus grave et le plus incongru de toute l’histoire judiciaire de ce pays, après celui de l’assassinat de Me Sèye, aux calendes. Ce serait un parjure. Un postulat totalement exclu.

 Modou ngoné Fall DéguèneNdiaye

 Les vérités d’un internaute Africain solitaire

A suivre……..

Source leral.net
 

Les affabulations d’un fils aussi satanique.



L’élection du fils au poste de député d’un voyou médiocre, mis au cachot, tel père, tel fils. Le résultat est le même. A travers les radios, Il s’offre en tribune et vend l’impunité de son propre père victimaire.   
Lorsque des journalistes sont menacés dans  l’exercice de leur fonction, place aux faits dénaturés pour accuser  le pouvoir pour se dédouaner ! Le même discours de  la haine, de mépris, des dénégations et des niaiseries, intervertissent toujours les rôles.
Pire, comme si cela ne suffisait pas encore, on fait  courir à travers les organes de presse des pures affabulations selon lesquelles les infiltrations des services de renseignement sèment la pagaille.  Les agitateurs n’y sont pour rien. C’est maintenant  l’exécutif, manipulateur, qui organise les manifs et les pillages ? C’est ce que semble insinuer l’énergumène fiston.
 Le même rituel de la victimisation sévit pour faire  croire à un vaste complot du plus haut sommet de  l’état ; tout cela fait suite à l’incarcération de Béthio Thioune  et ses complices  placés en mandat de dépôt depuis avril 2012, pour association de malfaiteurs, recel de cadavres et infraction aux lois sur les inhumations, meurtre et complicité de meurtre avec acte de barbarie, non dénonciation de crime et détention d’arme sans autorisation administrative préalable. Les agitateurs illuminés caillassent les voitures, incendient les banques, les édifices publics, troublent l’ordre publique qu’il faut mettre absolument au compte du politique.

 Modou ngoné Fall DéguèneNdiaye

Les vérités d’un internaute Africain solitaire

A suivre……..
Leral.net

 

 

 

lundi 4 juin 2012

Des snippers, convertis en directeurs de campagne ont grugé sciemment les Sénégalais.

Malgré le vacarme ubuesque et surréaliste des prétendus audits, le changement n’aura pas lieu tant qu’on ne réformera pas en profondeur le statut du président de la république, cette écharde à la plaie, tant que les juges sont nommés par celui-ci. Nous l’avons toujours dit. Peut-on raisonnablement parler de  liberté et de l’indépendance des juges, à l’heure actuelle ? Les juges sont-ils nommés par un directoire collégial de magistrats totalement indépendants du pouvoir politique. ?  Non, certainement pas, du moins à l’heure actuelle. Donc pas de changement maintenant, si ce n’est la continuité. Ceux qui y croient dur comme fer sont, soit, naïfs, soit, aveugles. Voir notre article " la République des copains et du clientélisme politique".

Dans l’hypothèse impensable où il y en aurait, cela créerait certainement des cataclysmes indescriptibles, pires que les tremblements de terre réunis qu’on n’ait jamais vus jusqu’ici, à tel point qu’on ne s’y risquerait pas. Il n’y aurait donc pas de chasse aux sorcières, ni de soucis majeurs de part et d’autre  et pour cause, sauf des  peccadilles ça et là pour donner les apparences d’une justice libre et libérée. Une mascarade en quelque sorte pour ainsi dire

Nous l'avions déjà martelé lors des élections présidentielles, des snippers, convertis en directeurs de campagne déguisés, ont grugé sciemment les sénégalais, pour leurs propres intérêts crypto personnels,  en appelant à voter massivement à demi mots pour l'élève de la sottise bien connue.  Résultats des courses, Moustapha Niasse, en rade, candidat de la Coalition Bennoo Siggile Sénégaal, se classe troisième, en laissant la place au maître et son poulain. Et le tour est joué pour que Macky Sall, l'homme qui n'est jamais un saint, gravisse les échelons. 
C’est bien l’anomalie de la démocratie qui continue de l’indépendance à nos jours.  La musique de l’extérieur aidant, entre la peste et le cholera, il fallait choisir nécessairement. Pour autant, rien ne change, au contraire, c'est la politique spectacle en bonne et due forme, malgré les gesticulations stériles de la charogne. En place  rien que du vent. Wade est chassé du pouvoir, mais son successeur, disciple de premier plan, en l’occurrence, Macky Sall,  très riche par le raccourci politique,  est travesti en imam imaginaire,  puisque le statut de l’immunité du président de la république, cette copie  certifiée conforme à l’original, importée, est transposée bêtement et se transforme en impunité présidentielle. Le vote sénégalais apparaît sur commande recommandée, même si on ne l’admet pas par fierté.  C’est un vote irrationnel par essence. Des esbroufeurs déclarés, non- éclairés, tranchent toujours avant l’heure  en lieu et place des Sénégalais mal orientés. Tout est parfaitement réglé de manière que les intérêts  exclusifs des lobbies priment sur tout, en attendant les gueules de bois déjà en orbite, lorsque ce sera trop tard. L’incivisme politique est la conséquence de nos déconvenues éternellement programmées. Un tabou bien têtu. Dans ce pays, le mal va en pis, les médiocres sont toujours les meilleurs. Et pour cause.
Ahmadou Diop
Le combat continue !

jeudi 24 mai 2012

La République des copains et du clientélisme politique.


L’abondance servile, convertie en sarabande d’un conformisme ambiant en lieu et place des vrais patriotes. Circulez, il n’y a rien à voir !

 On ne s’en lasse pas. C’est le rituel. Puisque le dernier venu est toujours le meilleur, en attendant le désenchantement général des lendemains à la gueule de bois. La bonne marmite se sent par son odeur. Mais maintenant, place aux proches !

En Afrique, le président de la république et  sa famille, ses cousins, cousines, sœurs, frères de sang ou d’alliances et les membres du même clan politique se partagent bien le gâteau, sous le prétexte fallacieux des pirouettes de diplômes douteux ou brandis ça et là pour tromper les consciences, méprisées, prises comme des gueux.

Plutôt d’informer librement les citoyens, conformément  à  la liberté d’expression, inscrite à la constitution, une certaine abondance stérile, prend le contrepied de l’esprit républicain, se transforme vulgairement  et de façon systématique, en machine de propagande, mécanique infernale, dont l’objectif  premier reste, bien évidemment, la désinformation et la manipulation, tendant à couvrir par la ruse, le nouveau élu et sa garde rapprochée. 

En Afrique, on se met toujours  à jointure du vainqueur adulé et quel que soit l’homme. Notre bien aimé pays de la Téranga ne déroge point à la règle. Tant s’en faut. L’effet de la contagion sévit, à l’exception d’une certaine presse libre, qui en prend pour son grade. Point n’est besoin de déclarer un patrimoine au rabais, dont on a du mal à expliquer les origines, si ce n’est les contours obscurs, sûrement politiques, bien connus et aux preuves plus que fournies à demi mots, n’est-ce pas ?

De quand date donc cette maison achetée à crédit à Houston, sans compter l’immobilier à la pelle, y compris le ranch à Saly [Mbour], contigu à celui de  l’ex maître des lieux, qui n’a rien à envier à ceux qui se trouvent dans l’hémisphère nord ?   

Comment peut-on accumuler une telle fortune, en moins de cinq ans, avec un salaire d’un ministre, fut-il celui d’un premier ministre ou président de l’Assemblée Nationale d’un pays classé parmi les plus pauvres du monde  Etrange pays !

 Dans ces conditions, l’Afrique ne partira jamais, mais reculera à coup sûr à cause de pratiques habiles, qui n’ont rien d’aucune orthodoxie tangible. Enrichissement éclair, anormal ou illégal ? Exemplarité douteuse ! Ou indiscipline caractérisée d’histoires carambouilleuses de haut niveau ?

De l’indépendance à nos jours, tous les gouvernements qui se sont succédé, ont tous voté des lois sur l’enrichissement illicite, mais elles sont toutes passées comme une lettre à la poste. On peut décréter de telles lois à l’infini, mais lorsqu’il s’agit de les appliquer à la lettre, c’est plus difficile, qu’on ne le croit. Il n’y pas de séparation des pouvoirs comme il en existe dans les grandes démocraties. Une chimère que d’accorder un quelconque crédit. Ça interroge les esprits féconds. L’honnêteté et la probité d’une partie de l’échiquier politique ne sont en réalité que de vains mots.  Pour être candidat au poste président de la république, cela implique davantage toute une logistique et beaucoup de moyens  financiers colossaux, en dépensant sans compter. Parce que l’argent reste le nerf de la guerre. Mais comment faut-il procéder pour en disposer à gogo ? Voilà le secret des dieux ! L’honorable candidat à la présidence de la république, ALC en sait quelque chose. Pour la plupart des concurrents, on note  une pratique assez tranchée avec  leur milieu social d’antan.

Peut-on raisonnablement parler de  liberté et de l’indépendance des juges, à l’heure actuelle ? Les juges sont-ils nommés par un directoire collégial de magistrats totalement indépendants du pouvoir politique. ?  Non, certainement pas, du moins à l’heure actuelle. Donc pas de changement maintenant, si ce n’est la continuité. Ceux qui y croient dur comme fer sont, soit, naïfs, soit, aveugles.

Dans l’hypothèse impensable où il y en aurait, cela créerait certainement des cataclysmes indescriptibles, pires que les tremblements de terre réunis qu’on n’ait jamais vus jusqu’ici, à tel point qu’on ne s’y risquerait pas. Il n’y aurait donc pas de chasse aux sorcières, ni de soucis majeurs de part et d’autre  et pour cause, sauf des  peccadilles ça et là pour donner les apparences d’une justice libre et libérée. Une mascarade en quelque sorte pour ainsi dire.

 Alors, l’état de grâce risque d’être plus court que prévu et ressemblera aux allures  d’une carapace pour se couvrir.  En ce moment là, ceux  qui  occupent pour l’instant  le haut du pavé, doivent prendre garde à leurs dépens. Nous avions vécu  aux premières heures de wade  de l’alternance de mars 2000. La suite est connue. « Léguétou  kessé naxuti beuy »-on ne peut  tromper la vigilance de la chèvre avec une calebasse vide, n’est-ce pas ?  C’est à ne  rien comprendre à la litanie ubuesque et au nombre pléthorique  de ministres conseillers, dont le dernier entrant  n’est rien d’autre que le pr Arona Coumba ndoffène Diouf, en attendant la longue liste infinie à l’affût, motivée essentiellement par le partage du gâteau, pour la plupart d’entre eux,  aux  pulsions boulimiques de l’argent facile, même s’il est difficile de l’admettre. Curieux tout de même.



Par devoir moral, l’opposition républicaine a  tout fait pour élire Macky Sall contre le promoteur de la dévolution monarchique du pouvoir par le sang. La suite est connue. Pour autant, cette même opposition debout et fière de l’être, ne peut être la caisse de résonnance d’un parti présidentiel, qui s’autorise tout, au point de donner une respectabilité à  un argentier sorti des ténèbres, aux relents politiquement gourmands, dans son paradigme surréaliste.

 S’il a été élu, c’est qu’on croit à lui, dixit Niasse, l’honorable homme de la Coalition Bennoo Siggile Sénégaal, le candidat de l’unité et du rassemblement, hélas, victime de la pensée mécanique.

Le maquillage made in wadisme continue, malgré les promesses douteuses polluant l’atmosphère sans discontinuité. Et la complicité médiatique, disponible et toujours au garde-à- vous,  pour celui qui gagne, distribue ses largesses au nom de la grâce, à sa propre guise, sans que  l’on puisse l’arrêter vraiment. L’art du culte de personnalité cache  bien la forêt.

 En attendant, les effets d’annonce se multiplient à tout vent et priment sur tout, tandis que le nombre de ministres conseillers extensible prend de plus en plus des proportions obscurément démesurées,  aux allures fortement inquiétantes. Bref, tous les ingrédients de  rafistolages à l’aune de montages légers, le tout dans un charivari insupportable de l’esbroufe pour limiter la casse.



Comme d’habitude,  rien ne change, on se moule sous les habits du nouvel  homme fort pour avoir sa place au soleil, quand bien même le messie, estampillé des intérêts exclusifs, extérieurs, bien saillants, colmate les brèches par un enfumage de cosmétiques,  étrangement obtenus par l’entregent  de mds engloutis, sensés booster un pouvoir d’achat en berne, en contrepartie, sûrement d’un retour effréné de lobbies défenestrés, après dix ans de gabegie incontrôlée d’un pouvoir démentiel. Car il faudrait bien que la main qui donne, en reçoive trois fois plus, nécessairement.

Pouvait-il en être autrement ? Nous ne le croyons pas, quand on connaît les conditions singulières dans lesquelles les élections présidentielles de 2012 se sont déroulées dans un climat détestable. Car malgré les discordes savamment entretenues sur fond de politique politicienne, tendant  à étayer une rupture apparente entre le  maître et son élève, qui ne convainc d’ailleurs personne, sauf peut être pour les esprits colonisés, il n’en  demeure pas moins vrai que  la frontière reste bien ténue entre les protagonistes. Entre  le premier  et le deuxième, l’adage nous conduit à penser que  tel père est tel fils, jusqu’à preuve du contraire.

Comme nous le disons toujours, en politique, tous les coups sont permis; peu importe qu’ils soient légaux ou illégaux, la fin justifie les moyens pour y parvenir. C’est pourquoi, nous autres citoyens libres d’esprit, il est tout à fait légitime que nous nous interrogions sur les relations névrotiques, qui ont tourné au vinaigre au soir du 25 mars 2012 et en faveur d’un artiste, élu dans des conditions exceptionnelles. Macky gouverne, les ennuis commencent donc maintenant ! Malaise dans l’apr ou combines hautement politiciennes au plus sommet de l’Etat ? Sommes-nous, alors, au cœur d’une République des copains et du clientélisme politique sur mesure ?



Le combat continue !

Ahmadou Diop